De Lima à Arequipa
LIMA
J’ai très vite compris pourquoi Lima est appelé la ville grise, car ici il est rare d'avoir un ciel bleu. Je pars pour une visite du centre ville, en longeant les bords de plage. Aujourd'hui c'est dimanche et tous les sportifs sont de sortis, les joggers, footballers, surfeurs…

Enfin j'arrive dans le centre ville et la fameuse "Plazza de armas", il est un peu plus de midi et l'orchestre du palais présidentiel est en train de jouer sous étroite surveillance policière, sûrement y a-t-il eu comme une relève de la garde. Je m'attarde un peu sur cette place qui, il faut avouer, est assez jolie avec ses palmiers, sa fontaine et les bâtiments jaunes "pétant" du style coloniale qui l'entourent. Je poursuis ma visite par la célèbre église franciscane et ses catacombes. Je dois dire que Lima est une grande ville bruyante, entre les taxis qui klaxonnent à tout va, les boutiques avec la musique à fond… c'est réellement un brouhaha incessant. Deux jours de repos ne seront pas de trop pour se remettre de mon périple dans la jungle avant de reprendre la route vers le sud avec comme première étape Huacachina et ses dunes de sable.
HUACACHINA
Quelques heures de bus (avec le genre de français pénible que je ne supporte pas) me font arriver à Ica. De là je trouve un taxi qui m'emmènera à Huacachina, un lieu intéressant puisque ce serait une oasis, au milieu des dunes de sable. On peut y faire du buggy et du sandboarding. Mais à mon arrivée il fait déjà nuit et ne verrai pas pour aujourd'hui à quoi ressemble cette oasis. Par contre le Pisco de bienvenue dans mes nouveaux locaux est apprécié en compagnie de différentes nationalités : Autriche, Québec, Pérou et France.

De bon matin je décide d'aller marcher sur les dunes, elles sont vraiment hautes et il est difficile de monter. Les pas s'enfoncent dans le sable ce qui donne l'impression de ne pas avancer. Mais une fois en haut, le spectacle est assez saisissant avec une vue sur cette oasis et seulement 200 habitants et de l'autre côté de la dune, du sable et des dunes à perte de vue. Je décide de redescendre dans le village et de demander à quelqu'un de m'indiquer le meilleur point de vue pour ce soir pouvoir admirer le couché de soleil sur la dune la plus élevée. Le rendez-vous est pris, c'est alors qu'un groupe de rabatteurs vient vers moi pour me proposer leur tour de buggies et de faire du sandboarding. J'avoue ne pas savoir faire de snowboard alors le sandboarding je laisse de côté, quand au buggy ce sera pour les petites visions d'horreur vu du haut de la dune que j'y renoncerai au final. Il est malheureux de voir ces dunes qui sont désormais recouvertes d'une fine pellicule noire due à ce genre de touristes "bobo". Après quelques courses afin de faire un petit pique-nique en haut de la dune en regardant le coucher de soleil, j'attaque ma longue ascension pour assister au superbe spectacle qui m'attend. Et celui-ci est au rendez-vous des couleurs magnifiques sur une étendue de dunes de sable. A mon retour je décide de repartir demain pour Nazca, Cornelia (Autriche) et Antoine (France) seront du voyage. Quelques gouttes de Pisco au milieu des dunes permettront de terminer la soirée.
NAZCA
C'est donc avec mes deux nouveaux amis que je reprends la route en direction de Nazca. Une fois sur les lieux nous partons à la recherche d'une auberge en début d'après-midi quand soudain un buggy s'arrête à notre hauteur pour nous proposer son auberge. Nous décidons d'embarquer ce qui me permettra d'enlever ma frustration de ne pas l'avoir testé à Huacachina. L'auberge semblera sympa et là je rencontre une autre française, Amélie, présente pour une association humanitaire. Aujourd'hui étant une journée off pour elle, nous décidons de nous rendre ensemble au mirador pour observer les lignes. Après 1/2 heure à attendre dans le bus que celui-ci démarre une fois plein nous arrivons à notre objectif en 20 minutes. Le mirador n'est pas forcément haut mais apercevons nettement deux figures.

Malheureusement cette visite ne m'enlèvera pas de l'esprit que ce n'est qu'une supercherie pour touristes quand on voit comment elles sont faites et surtout sachant qu'il y a eu un tremblement de terre de magnitude 8,3 à 200 kilomètres de là il y a environ un an et sans compter tous les autres auparavant. N'ayant rien d'autres à faire dans cette ville et ne voulant pas dépenser 60$ pour une supercherie, je décide de ne pas prendre l'avion et me rendre à Arequipa par le bus de nuit le lendemain. Cornelia et Antoine estime que le mirador leur suffiront aussi. Ainsi nous repartirons ce soir à Arequipa et feront le trek du Colca Canyon ensemble. Nous allons chercher les billets de bus, et là étant samedi le bus de 22h00 est déjà plein et seront obligés de prendre celui de 19h00. Nous nous quittons afin de vaquer à nos occupations de la journée et je décide d'aller prendre quelques photos de la ville depuis une petite montagne pas très loin. En traversant le quartier non touristique et très pauvre, le mot "gringo" est lâché à chaque coin de rue mais pas de manière méchante certains viennent même me serrer la main et me faire la causette sans rien demander de spécial, juste par curiosité de voir un touriste ici.

Suivra ensuite le quartier des chiens errants où la je faisais moins le fier surtout quand l'un des plus gros commence à me tourner autour tout en aboyant. Je vois alors à environ 5 mètres de moi un bâton, habituellement 5 mètres ce n’est pas le Pérou (Jeux de mot, lol) mais dans ces conditions c'est le bout du monde. Enfin après un temps interminable de 5 minutes je m'empare du bâton et commence à tenir mon agresseur à distance plus raisonnable tout en continuant mon chemin en reculant. Finalement celui-ci abandonne et je reprends mon chemin mais je ne lâche plus mon bâton. La vue de là-haut est sympa, quelques clichés et on reprend la route pour retourner en ville. Je retrouve mon agresseur, qui cette fois ne bougera pas, ainsi que les sourires des villageois. Le temps de faire le sac et attendre le bus qui au final aura plus d'une heure de retard. Le voyage durera toute la nuit dans une fournaise avec 45 personnes.
AREQUIPA
Bienvenue à Arequipa, comme il est tôt 7h00, nous décidons de prendre un petit déjeuner avant de chercher une auberge. Tous les trois nous prenons un taxi qui nous dépose devant un hôtel ; nous entrons et prenons un petit déjeuner. Tout est beau, les prix beaucoup moins attractifs mais nous décidons de manger ici. Tout de suite après, demandons le prix des chambres 70 soles une single. Je décline l'offre en disant que mon budget ne me le permet pas et décide de partir mais rattrapé par le bras on me demande quel est mon budget. J'annonce 20 soles, la pauvre dame devient blanche de peur, mais il n'y a personne dans son hôtel et finalement elle me trouvera une jolie petite chambre à ce prix. Tout respire le luxe ici, la patronne m'explique que l'hôtel vient d'ouvrir il y a un mois. C'est seulement en sortant avec mes amis pour nous renseigner sur le trek du canyon que nous apercevons sur la devanture les trois étoiles de l'hôtel. Une nuit de 6€ dans un trois étoiles : magnifique négociation. La journée concernera les préparatifs du trek puisque nous le voulons sans guide et notre matériel de camping. Par conséquent courses au supermarché, carte IGN du secteur et autres…La nuit a été appréciable, en partant Maria fait même quelques photos de nous trois avec notre sac afin de faire des affiches publicitaires. Nous prenons la direction du petit déjeuner chez un guide de montagne français qui nous explique le chemin dans le canyon. Une fois les renseignements pris nous filons prendre le bus en direction de Cabanaconde. Le voyage est long car la route ressemble plutôt à des chemins, mais mon voisin ne cesse de me parler et j'ai donc une visite guidée gratuite pendant tout le trajet. Arrivé de nuit Cornelia, Antoine et moi prenons une chambre dans une petite auberge familiale très sympathique puis essayons d'alléger au maximum nos sacs pour partir le lendemain. Le mien fera tout de même avec nourriture, tente et divers environ 15 kilos qu'il faudra porter pendant 5 jours.
CANYON DE COLCA

Nous voilà enfin sur notre premier parcours, la journée d'aujourd'hui sera courte 3 heures de descente pour arriver dans l'oasis de Sangalle. Ce qui est assez amusant est de voir qu'à la différence d'une montagne où l'on commence par monter ici c'est l'inverse 1000 mètres de dénivelé négatif. Le chemin n'est pas évident avec le sac car la pente est extrêmement raide, très sec et poussiéreux et en plus à chaque pas il faut faire attention d'échapper à une glissade fatale avec le sac dans le dos.
Finalement nous arriverons sans encombre à l'oasis, et prenons le temps de nous détendre dans des les sources d'eau chaude avant de préparer un bon feu pour le dîner et le campement. Réveil matinal pour échapper à la chaleur puisque aujourd'hui nous nous attelons à la remontée du canyon sur l'autre face, mais échapper à la chaleur est quasiment une mission impossible. Il n'est seulement que 7h00 et je vois déjà le thermomètre à 25°c et d'ici 1h00 il fera 30°c. La montée n'est pas aussi pénible que prévue puisque moins longue que le versant opposé, mais il nous aura fallut tout de même 2 bonnes heures et à l'approche d'un petit village Modesto et Rose-Marie nous propose un bon maté de coca. Quelques mots échangés avant de reprendre la route, Rose-Marie nous montre comment fonctionne son métier à tisser. Modesto nous indique le chemin à suivre pour Tapay qui sera notre prochaine halte pour une pause casse-croute, qui me rappellera vite ceux pris sur les pistes de ski avec au menu le fameux et désormais célèbre sandwich au thon. Pour y arriver nous avons gravi et le mot est faible limite escalader une autre face du canyon et la tâche n'est pas très évidente car entouré de cactus de toutes sortes. La poursuite du trajet sera plus facile puisque c'est la redescente au village de San Juan où on pourra planter nos tentes dans le jardin d'une auberge. Malheureusement en bifurquant sur ce village nous nous retrouvons sur le chemin touristique et voilà que deux de "riches" américains et européens envahissent les lieux. Dommage car le lieu promettaient énormément puisque dès notre arrivée dans un calme paisible, un condor avait survolé le site. Je retrouvais là une hollandaise rencontrée auparavant dans un des groupes croisés à Lima. Ce matin c'est le rush, obligé de se lever tôt pour partir avant le flot des deux groupes, et nous avons notre habitation de toile à remballer. Finalement nous partirons tous les trois, lorsque les autres s'installeront pieds sous la table pour leur repas matinal ; voilà qui devrait nous laisser une bonne demie heure d'avance. Notre trajet est le même sur les deux premières heures mais différent pour la suite. Sac sur le dos direction par un autre chemin pour revoir Modesto puisque son village est le point centrale du canyon. Une fois bien arrivés grâce aux précieuses orientations d'un jeune muletier (environ 14 ans) sans qui nous aurions pris un chemin plus difficile et plus long ; ce sont de grandes embrassades avec Modesto et Rose-Marie. Nous n'avons vu ces personnes que 30 minutes hier et pourtant nous sommes accueillis comme si nous appartenions au village voisin, c'est ce que l'on appelle la chaleur sud-américaine et qui personnellement me touche énormément. Après une séance photo, nous repartons laissant ce couple recevoir les groupes de touristes qui arrivent en leur souhaitant bon courage et en leur conseillant de profiter de leur argent ; à savoir qu'il y a une inflation des prix pour ce genre de voyaeur.
A la sortie du village un chien nous emboîte le pas et parcourera les trois autres jours de marche avec nous, le village de notre départ s'appelant Cabanaconde nous appellerons le toutou "Cabane à condé". Le soleil continu a joué son travail de sape pendant que le trajet ne cesse de monter et descendre avec le passage de ponts suspendus comme au Népal, c'est la portion la plus longue de notre périple. Après plus de 6 heures depuis notre halte chez Modesto et sous un soleil de plomb nous arrivons dans un village coupé du monde, là où même l'électricité est une invention qui n'est pas encore arrivée. La douche se fera sous un tuyau d'arrosage avec de l'eau en provenance de la rivière (10°c max en étant gentil). Le plus impressionnant sont les toilettes qui sont elles perchées sur un caillou, mais la vue sur le canyon tellement belle que même les fidèles lecteurs au petit coin en lâcherait leur journal cette fois-ci. Cuisine au feu de bois, avec un couple d'Israéliens backpackers arrivés plus tard et partie de cartes (un nouveau jeu de cartes le "Kobo" facile et très intéressant) éclairé à la lampe frontale. Nous sommes arrivés au moment le plus important de notre trek, après trois jours de marche la récompense n'est plus qu'à une heure de marche nous laissons les gros sacs et les tentes sur place et invitons les Israéliens à nous suivre pour un petit déjeuner à côté de la chute d'eau. Un repas avec une vue magnifique, qui permettra de nous donner du courage pour repartir. Retour à notre campement, et partons tous les 5 plus le chien pour pêcher dans la rivière dans le prochain village du nom de Llahuar, mais avant il faudra marcher pendant 4 heures, et maintenant le rythme est léger et facile après nos trois derniers jours et le chemin aussi. Une fois arrivés nous sommes accueillis dans l'Oasis de Yola, un petit bout de femme qui a un sourire permanent sur son visage. Il est encore tôt et avec la chaleur inutile de tenter la moindre pêche et nous baignons dans la rivière, profitons du soleil sur les rochers. Vers 17h00 le fils de Yola, Paulo, passe nous chercher un filet à la main pour capturer les truites que nous mangerons le soir même. Nous essaierons tous le lancer de filet, le geste est un peu crispé et le jet moyen pour nous tous, ce qui se soldera par aucun poisson. Par contre Paulo, lui en une dizaine de jet nous permettra de mangé en capturant une quinzaine de grosse truites. Suivra la dégustation de ces petits poissons après une soupe et avant une crêpe pour dessert. La journée se terminera par une partie de "Kobo". La journée d'aujourd'hui sera la plus difficile, plus de 1200 mètres de dénivelé positif et environ 1600m de dénivelé total. Une heure de marche et nous arrivons au dernier point qui reste à voir dans le canyon de Colca, les geysers. En face de nous, qui sommes au point le plus bas du canyon, nous apercevons la lourde tâche qui nous attend, la montée vers Cabanaconde. En montagne c'est déjà difficile mais dans un canyon la pente est extrêmement raide. Après légèrement plus de 4 heures d'efforts intenses et qui sera une bonne performance d'après les locaux même si eux avec environ la même charge 10 kilos (nos sacs ayant perdu le poids de la nourriture) ne mettent seulement 2h30. Une fois de retour, je ne peux plus bouger, mes jambes sont raides comme des bouts de bois, mais fier de la performence effectuéeavec Cornelia, Antoine et Cabane a condé ; content de retrouver un confort modeste avec une douche chaude et un bon petit lit j'en profite au maximum.
EL MISTI
C'est avec des images plein la tête et aussi quelques petites courbatures que nous quittons la région de Colca et aussi un de ses habitants canins, notre fidèle "Cabane a condé", dont il sera au final difficile de quitter. Le trajet en bus nous ramène dans la ville d'Arequipa en début de soirée. Nous déposons rapidement nos affaires dans l'auberge pour filer droit en direction d'un bar "le Mono Blanco" tenu par un français "Xavier" où nous fêterons ces 5 jours de randonnées un Ricard dans une main un Pisco dans l'autre. A discuter dans ces conditions, l'entente du groupe étant parfaite, c'est un autre défi que nous nous fixons celui de l'altitude et le volcan encore en activité dénommé "El Misti" et son sommet de 5825 mètres. Rendez-vous est pris!!!

7h30 sans une minute de retard, ce qui il faut avouer est un exploit pour un péruvien, Alfredo se présente à nous "mucho gusta". Nous montons à bord du 4x4 qui nous emmène de Arequipa (2300 mètres) au pied du Misti (3500 mètres) après un dernier check-up des différents équipements nécessaires à l'ascension. Le soleil ne nous épargnera pas encore aujourd'hui mais le vent frais est de la partie ce qui rendra les 1300 mètres d'ascension plus facile. Enfin facile est un grand mot, nous sommes tout de même face à un géant de 5825 mètres, la montée se fait entre les cendres et les roches volcaniques. Après 7h00 de grimpette, nous arrivons au campement situé à 4800 mètres. 
Vient ensuite le rituel d'un campement, installation des tentes à l'abri du vent autant que possible et mise en route du feu. Il est 17h00, mais le froid commence réellement à faire son apparition, la polaire et les gants sont les bienvenus ainsi que le repas une soupe et quelques pâtes, mais très peu car à cette altitude la digestion est beaucoup plus longue et difficile. Par contre le maté de coca qui permet de lutter contre les effets de l'altitude coule à flot. Nous assistons au coucher de soleil sublime sur la ville d'Arequipa qui commence à s'allumer rue par rue, un spectacle assez amusant le fait de voir cette ville, la deuxième plus grande ville du Pérou, s'agrandir au fur et à mesure des lumières. Nous filerons rapidement sous les tentes et les duvets où j'échangerai quelques mots avec Alfredo avant de m'endormir sur un air de noir désir "Aux sombres héros…".
Un bonjour matinal au "Misti" à 4h00 du matin sous un ciel magnifiquement étoilé avec un nouveau maté de coca. Pourtant l'accueil du volcan n'est pas le plus chaleureux environ 5°c. Le guide s'occupe pendant ce temps de Cornelia et Antoine qui, à mon grand regret pour eux ne pourront continuer l'aventure, certaines fois encore la nature est plus forte que l'homme, frapper par le mal des montagnes… Pour ma part pas le moindre symptôme, même pas un léger mal de tête et c'est donc reparti pour l'ascension finale en nocturne pour la première heure, 1000 mètres de dénivelé positif qui seront avalés en 5h00. Au-dessus de 5000 mètres il est amusant de voir le changement de notre corps déjà par la difficulté à respirer et les mouvements plus difficiles à réaliser, par le manque d'oxygène. A chaque moment où l'on pose brutalement la main sur un rocher ou autres, on reçoit comme une petite décharge électrique. Enfin 9h30 et le bout du bout, la fameuse croix qui domine Arequipa et le cratère plein de cendre. De là-haut la vue est superbe, on aperçoit la ville, les lagunes, les autres volcans et montagnes autour. Un petit coucou à tous de là haut est dans ma section vidéo. Il aura fallut 5 heures pour monter et seulement 20 minutes pour redescendre en courant avec Alfredo dans les cendres qui recouvrent un versant du volcan. C'est comme faire du ski en chaussures. Nous rejoignons Cornelia et Antoine qui au lever du soleil sont redescendus de 500 mètres, la déception de l'échec se lit sur leur visage mais la redescente a permis qu'ils aillent mieux. Et c'est reparti pour redescendre dans la cendre et à nous 5 nous faisons un nuage de poussière. Etant en pleine forme, je m'autorise quelques "jumps" comme je les aime tant sur les pistes de ski grâce à quelques rochers formant des minis falaises de quelques mètres environ et qui me permettent ces envols et atterrissages. Mais toute bonne chose à une fin et c'est le moment de reprendre le 4x4 pour nous ramener à Arequipa. De retour à l'auberge une bonne douche et une sieste ne seront pas de trop. Le soir nous retournons voir Xavier et le "Mono Blanco". Pour avoir dompté le "Misti" le premier verre est offert, les autres suivront ainsi qu'un repas de français excellent et pour finir une partie de Monopoli en espagnol.
Pour finir, une petite dédicace à Cornelia et Antoine avec qui j'ai été heureux de partager tous ces moments et leur souhaite bonne route pour la suite de leur voyage. Quand à moi je file vers le fameux Macchu Pichu...