De Latacunga à Vilcabamba
auf Deutsch übersetzung
LATACUNGA & LAC QUILOTOA
Le 20/09/08
Après 2 heures de route qui correspondent à 100 km, me voilà dans une charmante petite ville au nom de Latacunga. Après les besognes habituelles de logement etc., me voilà parti à la découverte guide à la main. La foule est au rendez-vous puisque le marché est présent, mais je préfère m'installer dans un petit parc pour me faire mon petit parcours. Une fois assis, voilà qu'un sexagénaire s'installe à côté de moi et commence à me faire la causette. Alors il faut lui expliquer, ce qui me fait le plus grand plaisir, comment est la France évidemment mais aussi ce que je fais là tout seul. Je ne sais pas ce qui le perturbe autant, le fait de parcourir le globe ou d'être seul dans des pays étrangers. Je laisse là mon compagnon de fortune qui me conseille d'aller voir la vierge qui domine là aussi comme à Quito la cité de Latacunga. Une fois là-haut la vue n'a rien d'extraordinaire puisque malheureusement le temps n'est pas au rendez-vous (habituellement, on peut voir le volcan vers où je me dirigerai demain), par contre une étrange foule non loin de là est amassée dans une rue qui a l'air très musicale. Ni une, ni deux je file voir et écouter. Et là, surprise, un cours de step en plein air musique à fond. Je m'y attarde légèrement puis bifurque en direction du marché. Une foule extrêmement dense s'y trouve et fait particulièrement attention à mes affaires. En plein milieu de la place du marché se trouve quelque chose d'assez spécial si l'on compare au marché français. Des tables, des bancs et des barbecues, des marmites pleines de senteurs qui ne laissent pas mes papilles sans envie. Alors du coup je fais le tour et essaie de trouver quelque chose de sympathique. Je m'arrête sur du cochon grillé accompagné de riz avec une sauce pour laquelle je n'ai toujours pas compris (malgré les explications) de quoi elle était faite. La journée se continuera tranquillement avec un café sur une terrasse et l'office de tourisme pour l'excursion en direction du volcan Cotopaxi.
Le 21/09/08
Réveil matinal, pour un trajet en bus qui m'emmène de Latacunga à Zumbahua. 68km dans la montagne, les routes ne sont pas toujours des plus évidentes et le chauffeur joue au Fangio, mais on ne va pas se plaindre pour 1,25 dollars. Plusieurs arrêts et le car commence à être bondé, toujours un œil sur le sac mais pas de problème et je m'essaie même à manger une chips géante dont je pensais me souvenir le nom mais les petites chicas à côté de moi ne comprennent pas ce mot. Ensuite une fois sur Zambuhua, arrive le piège à touristes que je parviens à légèrement éviter en payant la course de 14km 2,50 dollars au lieu des 5 demandés. Je parviens enfin à la Laguna Quilotoa avec une prime de 2 dollars l'entrée. Mais 5 minutes plus tard on sort de la camionette pour franchir quelques mètres sur une merveille. A l'intérieur du cratère un lac aux couleurs presque indescriptibles, tout simplement le genre d'image que l'on ne voit que dans les bouquins. La recherche d'un toit se fait facilement, beaucoup de petites Lodges se trouvent à cet endroit reste plus qu'à trouver le meilleur qualité/prix. Une affaire est conclue pour 8 dollars avec souper et petit déjeuner. Je pose mon barda dans la chambre et file faire un dénivelé de 350 mètres jusqu'au lac . La descente est facile, plus dure en a été la remontée, mais magique reste le moment. En remontant, je croise une équatorienne de 30 ans en difficulté, alors je ne montre pas la mienne et décide de monter avec elle. Le cours d'espagnol commence et l'on atteint une heure plus tard le sommet du cratère. Le temps commence à se couvrir et la dégustation d'un petit café n'est pas de refus car à 3800m d'altitude les températures chutent brutalement. Puis le retour pour elle sur Quito, fin de week-end oblige, ce qui me permet de faire le tour du village où se joue une partie de foot. Zidane est évidemment le bienvenue, mais Zidane suffoque rapidement à cette altitude et se rend compte des progrès qui lui reste à faire. Retour à l'auberge pour vous écrire, avec un objet qui fait sensation ici, tout le monde me regarde écrire ce récit, même les clients ne reçoivent plus leur soupe. Demain excursion solitaire en faisant la moitié du tour du volcan avant de redescendre sur Chugchilan.
Le 22/09/08
Avant de vous parler de cette maudite journée du 22/09/08, je reviens sur l'adorable soirée passée la veille. En lisant quelques pages de mon livre, la petite fillette du couple ayant la lodge vient s'assoir à côté de moi. Et là ce n'est plus un cours d'espagnol mais un cours de français qui se produisait, sous les yeux des parents qui en riaient dans la cuisine. Bien évidement le cours ne dura pas bien longtemps avant qu'elle m'emmène à son tour prendre un nouveau cours, l'intitulé pour faire simple "Comment cuire des steaks de lamas". Etant le seul résidant pour la nuit, j'ai diné à la même table. La nuit n'en fut que meilleure sauf qu'à mon réveil la pluie et le froid avaient remplacé la chaleur de la veille. Fernando, le père de la famille me déconseilla fortement de faire la descente à pied sur Chugchilan et moi en tant que bon élève je l'ai écouté. Seulement il fallut attendre 5 heures pour pouvoir reprendre le bus de retour pour Latacunga. Une journée à oublier et que l'on espère pas recroiser.
BANOS
Le 23/09/08
Départ de Latacunga sous le soleil, en laissant de côté l'épisode précédent, en direction de Banos. Banos est à son tour à 80 km au sud de Latacunga, il me faudra 2 heures avec un changement de bus pour y arriver. Bien évidemment Cyril, toujours aussi pressé d'arriver, sort trop tôt du bus et est obligé de continuer les 2 derniers kilomètres à pied et avec son barda sur le dos. Une fois à bon port, je trouve aisément l'auberge de jeunesse, quelque chose d'assez grand mais où chacun fait vivre le lieu. L'endroit semble sympa et je partage ma chambre avec deux américains de Washington DC. La ville est elle aussi agréable et réputée pour ses sources d'eau chaude proche du volcan Tungurahua; ses randonnées et une descente de 60 km jusqu'au village suivant Puyo. Voilà qui devrait suffir pour me faire rester un petit moment. Mais que vais-je choisir demain, en attendant je file sur la terrasse de l'auberge où je trouve enfin des touristes longues distances comme moi.
Le 24/09/08
Soirée sympathique hier autour d'une bière avec différents voyageurs, certains ont un parcours de 4 semaines, et d'autres jusqu'à 2 ans. Presque tous se dirigent vers le sud, ce qui laisse penser que nous pourrions nous recroiser par la suite. Après une bonne nuit de sommeil un petit déjeuner, je me dirige seul pour la journée sur la montagne qui fait face au volcan du coin, nommé Tungurahua. 8 kilomètres plus loin et 1000 mètres plus haut me voilà arrivé, mais comme beaucoup de volcan celui-ci attire les nuages et les photos ne sont pas top. Redescente tranquille en faisant la discussion avec un Equatorien travaillant dans la montagne, mon espagnol s'améliore mais il reste du boulot. Une journée tranquille car la ballade fut difficile je finis devant une bière avec un Néo-Zélandais avec qui je vais faire une randonnée à vélo.
Le 25/09/08
Départ vers 10 heures à vélo sous un soleil de plomb, la location nous coutera 5 dollars pour la journée. Sur le trajet fait que de descentes sur les 22 premiers kilomètres, nous croisons plein de cascades mais la plus grande et la plus impressionnante fut celle de "Pallon Del Diablo". Avant celle-ci nous avons aussi embarqué dans une cabine ouverte à plus de 100 mètres de haut sur une longueur de 500 mètres. Encore un moment inoubliable. La suite fut plus compliquée puisque les descentes se faisaient plus raree et en Equateur lorsque ca ne descend pas, bien sur ca monte. Bref après 15 heures nous abandonnions à 10 kilomètres du but. Malgré tout sur ces 50 kilomètres, la végétation avait déjà énormément changé puisque nous nous dirigions vers l'Oriente soit la forêt vierge. Une verdure de plus en plus intense, des feuilles et des arbres de plus en plus hauts et une humidité qui au moindre effort vous coupe le souffle. Quelques minutes de repos en attendant le bus qui nous emmènera à une bonne douche bien méritée ainsi qu'un rafraîchissement. La soirée resta calme beaucoup ayant repris la route aujourd'hui pour prendre le train à Riobamba le lendemain.
Le 25/09/08
Journée de repos avant de repartir vers Riobamba demain. Un petit peu de lessive, quelques cartes postales… Journée un peu longue mais nécessaire.
RIOBAMBA & NARISZ DEL DIABLO
Le 26/09/08
Départ de Banos, je dois dire que je suis triste de quitter cette ville formidable qui est un point de rendez-vous génial pour les "tourdumondistes". Je prends donc le bus avec deux américains travaillant à Lima (pour eux c'est la fin du voyage) en direction de Riobamba où un autre périple m'attend. Premier pépin et première frayeur lorsque le bus crève sur la route, mais rien de tragique et la route se poursuit 15 minutes plus tard. Cela me permet de faire connaissance avec deux couples d'italiens qui devraient prendre le train eux aussi demain. Une fois dans la ville, peu accueillante je dois dire, la recherche de logement se fait plus difficile puisque le train ne part de Riobamba que trois fois par semaine. Finalement je trouve refuge dans une auberge sympa où en prenant un café je rencontre un suisse parcourant le continent sud américain en moto. Une fois le billet de train en poche pour le lendemain, je fais un tour au marché et rentre pour un lever matinal à 5h afin d'avoir la meilleure place sur le train.
Le 27/09/08
Lever difficile, mais avec la journée qui m'attend, la motivation est au rendez-vous. On promène son gros sac jusqu'à la gare oà le train est déjà présent et aussi quelques touristes. La place est prise sur le toit d'un wagon, qui est selon le guide le meilleur côté. Presque deux heures plus tard, le train plein à craquer décolle à grand coup de klaxon. C'est donc parti pour 7 heures de trajet à voir des paysages somptueux et des centaines d'équatoriens notamment des enfants à qui il faut faire "coucou" au passage. Le trajet se passe plutôt bien avec un anglais et un couple français à mes côtés, jusqu'à ce qu'au bout de 4 heures de trajet le train déraillent et là une pause d'une demie heure pour le remettre le wagon sur les rails. Puis viens la fin du trajet avec cette falaise du nom de "Narisz Del Diablo" (le nez du diable) et là, alors que vous êtes sur le toit d'un train qui a déjà déraillé vous ne faîtes pas le fier même si le paysage vous enlève vite cette idée de la tête. Arrivé à la gare centrale c'est la panique pour reprendre un bus car la nuit tombe vite ici, vers 18h00, c'est donc dans la nuit que je cherche un hôtel dans une toute petite ville au nom de Canar, mais sans problème pour trouver une place.
CUENCA & SITE INGAPIRCA
Le 28/09/08
Une fois debout, je prends la direction de mon premier site inca du nom de Ingapirca. A l'heure de mon arrivée, étant dans un village tout près, la nuit précédente, il n'y a pratiquement personne et il est formidable de se dire que l'on marche là où certain incas sont passés. La visite est agréable et ponctuée par cette tête d'indien sur un pan de falaise. Extraordinaire ! et l'on se demande avec quels moyens ont-ils pu réaliser cela pour l'époque. Le bus n'arrivant qu'en fin d'apres-midi pour Cuenca je décide de faire du stop et au bout de 30 minutes un jeune équatorien m'emmène jusqu'à Cuenca. Etonnant, il a un ami qui habite Montpellier, et la discussion en espagnol même si elle est difficile pour moi, on peut dire qu'elle tient la route. Arrivé à Cuenca je trouve une auberge, où j'ai l'impression de revivre Cendrillon. La gérante désagréable au possible avec une jeune et jolie fille vivant sous son toit qui obéit au doigt et à l'œil. La soirée se passe tranquillement au restaurant avec des hollandais rencontrés dans le bus de la veille.
Le 29/09/08
Me sentant mal à l'aise dans l'auberge, les hollandais partis sur la côte et la ville pas très attirante, je décide de prendre mon paquetage et de filer encore vers le sud pour Loja. La route, ou plutôt chemin de terre, prendra presque 5h00 pour arriver au final dans une ville qui ressemble énormément à la pécédente. En plus le temps passe à la pluie.
LOJA & VILCABAMBA
Le 30/09/08
Alors que le climat de cette ville ne me plaît guère, je suis malgré moi obligé de rester une journée de plus pour cause de tourista, surement un bout de lama la veille ou autre. Bref le moral est au plus bas, et la journée est très longue. Il n'y a aucun touriste dans la ville, et me retrouve vraiment seul, alors dans l'après-midi je recommence à étudier un itinéraire pour le lendemain.
Le 01/10/08
Malheureusement pour moi me voilà clouer dans cette ville puisque mon ventre fait toujours des siennes. Mon trajet se limite à quelques trajets dans le centre ville et un cyber café, et l'hotel pour ce que l'on appelle ici les "banos".
Le 01/10/08
Enfin le soulagement, après quelques pilules miracles me revoilà sur la route avec l'envie de continuer. Après 1h00 de route me voilà à Vilcabamba, dans une auberge tenue par des compatriotes où dès mon arrivée je trouve des colocataires allemands. Je profite ainsi d'une connexion wi-fi pour la première fois du voyage pour mettre à jour mon périple.