Partager l'article ! Bolivie terre magique: La Paz& ...
Le 28/11/08
Un bon jour prendre ses marques dans cette ville
immense ou à chaque coin de rue on est prêt à se faire renversé. Maintenant qu'en est-il de la fameuse insécurité du pays, moi personnellement je ne la vois pas trop, même tard le soir en
revenant du pub. Il y a des policiers à chaque coin de rue sifflet à la bouche pour la circulation pendant que d'autres arpentes les rues comme si l'on était en France sur un plan "Vigipirate".
Bref, il faut juste faire attention comme dans toutes les grandes villes du monde rien de plus extraordinaire. Maintenant qu'y a-t-il à faire ici, premièrement la "descente de la mort" en vélo,
vous savez cette route considérée la plus dangereuse et meurtrière du monde avec ses 3600 mètres de descente. Donc prise de contact avec les agences de tourismes. Ensuite, un site Inca encore un,
le "Tiwanaku" accessible en bus facilement. Puis la visite des marchés, aujourd'hui ce sera celui de Lanza, pas exceptionnel mais parce qu'il le modernise et donc tous ces commerçants ont changé
de place en attendant. Mais il y a toujours quelques stands qui valent le détour en passant de la boucherie plein air, aux vendeurs de jus de fruit jusqu'aux vendeurs de DVD et jeux vidéo (tous
des copies forcément). Visite aussi du palais présidentielle malheureusement Evo doit être absent. Ce n'est pas grave les gardes en uniformes sont quand à eux présent.
Le 29/11/08
Après avoir passé la soirée à la recherche de partenaire pour la descente en vélo au café Sol y Luna, je me prépare de bon matin à prendre la route pour "Tiwakanu". Première mission, quelle micro
(nom donné au minibus du centre de La Paz) prendre pour rejoindre la compagnie de bus. Le système de bus est très complexe car il n'y a pas de carte des lignes de bus, il suffit de tendre le bras
pour le bon bus et celui s'arrête. Quand à comment connaître la direction, certains ont des petites affichettes indiquant le nom des rues principales empruntées et sinon un gamin hurle à une
vitesse incroyable le prix et les rues. Mon espagnol doit progressé car j'en entends un prononcé "cementario…1,50 bolivianos". Voilà qui est parfait pour moi le bus pour le site est à un block du
cimetière. Bref à croire que le système de transport commence à rentrer puisque j'arrive sans aucun soucis aux portes des ruines.
Tout commence alors par la première pièce rempli par de nombreuses poteries et ustensiles trouvés sur les lieux malgré la destruction ou vols commis lors de l'invasion espagnol. Ensuite une
deuxième salle extraordinaire avec des statues en bloc de pierre, la plus grande et impressionnante du nom de Megalito Bennetto Pachamama. Après direction les ruines encore en fouille
actuellement, nous en connaissons pour le moment très peu sur ce site Pré-Inca mais une chose est sure, c'était un lieu de cérémonie immense d'environ 3 kilomètres carré à son apogée vers 1200.
Après avoir vu les différents temples, porte du soleil et de la lune et de la pyramide centrale il faut se diriger vers Puma Punku, la porte du puma.
Qu'était-ce exactement reste un mystère, mais l'on y a retrouvé des blocs de pierre taillé allant jusqu'à 440 tonnes. Retour sur La Paz, dans les bouchons, un petit tour sur le marché et me
laisse tenter par un steak d'étalage en espérant ne pas tomber malade le lendemain.
Le 30/11/08
Aujourd'hui dimanche, comme souvent pas grand-chose d'ouvert, si ce n'est le musé d'ethnographie et du folklore où je décide de me rendre. Une bonne surprise que ce musée, avec de nombreuses
tapisseries et vêtements de la génération Tiwanaku, le site vu hier. Une panoplie de masques dont certains sont réellement effrayant lorsque l'on s'y ballade dans le noir puisque juste les
masques y sont éclairés. A chaque instant je m'attendais à voir quelqu'un bondir en criant de dessous son masque. Ensuite une salle expliquant l'art de la plumerie très utilisé dans la partie
Amazone notamment, mais aussi sur les autres costumes traditionnels pour les différentes fêtes. Une dernière salle me fera découvrir l'évolution de la monnaie en Bolivie avec une collection de
pièces et billets impressionnante.
Le 02/12/08
7h00, l'heure de prendre le petit déjeuner avec tous les participants à la descente soit un total de 17. Pendant que nos estomac se remplisse, présentation de nos accompagnateurs au nombre de 4,
le chauffeur du bus, le guide-mécano et ses deux assistants. Départ en bus après avoir vérifier les équipements en direction de La Cumbre où une descente de plus de 3600 mètres nous attend. La
mise en condition se fait rapidement lorsque l'on croise un camion dans le bas côté, surement du aux conditions météo de la veille, car a cette altitude il n'a pas plu mais neigé. Heureusement ce
n'était pas la partie où il y a d'énormes ravins, mais il faut savoir qu'environ 26 véhicules par an finissaient leur route dans un de ces précipices avant la nouvelle route désormais le nombre
est moindre. Nous attaquerons tranquillement la descente sur la nouvelle route 20km de descente sur du bitume frais sans donner le moindre coup de pédale et à doubler à fond bus et camions qui
eux ont les pieds sur les freins. Premier arrêt à un poste de police puisque nous quittons La Paz, mais assez spécial puisque celui concerne que la recherche de produit stupéfiant et est indiqué
500 mètres avant. Viens ensuite les choses sérieuses fini le goudron, place au chemin sinueux faite de boue et caillou sans protections devant les profondeurs abyssales des ravins. La prudence
est de mise, surtout du côté du guide qui essai de calmer tout son petit monde mais la vitesse reste de mise. Une chute aura lieu dans le groupe mais sans bobo, pour ma part quelque chassé de
roue récupéré de justesse et un virage à la limite du raisonnable m'aura fait voir le précipice de près.
En tout cas l'adrénaline était présente. 60 kilomètres de descente au total, que nous remonterons en bus fainéant comme nous sommes. Mais là encore chacun restait assez crispé car si en vélo vous
vous faites des frayeurs en bus la marge de manœuvre est moindre et vous ne maîtrisé absolument rien. Au final chacun arrivera sain et sauf sur Lima, les survivants de la route la plus dangereuse
du monde, avec son T-shirt et CD photos offert.
Potosi
Le 05/12/08
La route étant légèrement chaotique, il m'a été difficile de dormir. Mais il est 6h30 et le bus vient d'arriver à Potosi, à l'heure où la ville elle aussi se réveille doucement. Un ami de La Paz m'avait fortement conseiller un hôtel dans cette ville, du coup je saute dans un taxi tuning pour m'y rendre. Il est un peu tôt la porte est fermée mais avec un peu d'insistance la porte s'ouvre. L'endroit semble super , des chambres autour d'une place centrale très convivial. Cependant je file finir ou plutôt commencer ma nuit. La journée du coup est déjà bien avancée et décide pour aujourd'hui de faire juste un petit tour dans le centre ville. La ville semble assez grande et compte pas moi de 80 églises toutes dans un style différent mais très jolies. Voilà qui me laissera de quoi faire pendant quelques jours sans compter le tour dans la coopérative minière que je réserve immédiatement pour mardi, jour où l'activité est importante. Un petit tour au marché me permettra de prendre de quoi me faire ma cuisine puisque a l'auberge celle-ci est mise à disposition. Il est assez amusant de faire ses courses dans ce genre d'endroit, où l'on se bat pour gagner 10 centimes d'euros pour un œuf ainsi que les autres produits, mais c'est ce qui en fait aussi son charme, car par la même le contact avec le vendeur est beaucoup plus agréable. Retour à l'auberge où l'apéro bat son plein, ce qui permet de faire la connaissance de différentes personnes. Potosi semble juste une ville de passage où les gens reste une ou deux nuits. Pour ma part j'y resterait plus longtemps pour attendre le meilleur moment pour la visite de la mine l'attraction phare de cette ville.
Le 06/12/08
C'est partit aujourd'hui pour faire le tour des églises les unes plus jolies que les autres. La cathédrale est assez jolie, et une fois en haut du clocher, un guide m'explique que les différentes cloches ont été fabriquées en argent troué dans les mines. Une fois sortie je décide de rester à contempler la place principale, chose assez curieuse, environ une personne sur deux lorsqu'il passe devant l'église font un signe de croix. La vie bat son plein sur la place les vacances scolaires sont dans une semaine, l'été est tout proche. Les vendeurs de glace sont envahi par les différents bambins. La ville donne un étrange sentiment de calme mais avec de nombreuses personne dans les rues. La soirée pointe déjà le bout de son nez, et en me baladant dans les rues tombent sur une fanfare, ce sera l'animation de la soirée, les gens n'ont pas l'air d'être des couches tard ici, du coup je ne finirai pas la soirée comme je le voulais à discuter dans un bar avec quelques boliviens, mais plutôt dans l'auberge à jouer aux cartes avec des argentins qui en voyage pendant l'attente des résultats de leurs examens.
Le 09/12/08
Après un petit déjeuner copieux avalé je me dirige vers l'agence pour la visite de la mine. Il ya déjà quelques touristes notamment un couple de français (Maud et Vincent). Présentation du guide
qui nous sert un maté de coca, avant de nos expliquer comment se passera la visite.
Première direction, les habits de travail, nous voilà tous très mignons avec notre équipement, torche avec batterie, bottes en caoutchouc et combinaison. Nous sommes encore en ville que nous nous
baladons dans cette tenue, qui je dois l'avouer nous a fait sentir un peu ridicule. Bref, la camionnette nous attend et embarquons tous en direction
du marché aux mineurs. Quelques explication concernant l'importance de la feuille de coca pour les mineurs et comment la chiquer, mais aussi un autre point important les batons de dynamite et les
détonateurs sont en vente libre pour seulement 2€. Même un enfant pourrait venir en acheter sans aucun problème.
Après ces quelques explication nous sommes fin prêt pour devenir des
mineurs et réembarquons vers la mine. Devant l'entrée de la mine, alors que les chariots pleins ne cessent de sortir et vider devant nous, le guide nous rappelle les quelques consignes de
sécurité puis vient le moment d'allumer notre lanterne et nous enfoncer au cœur de la terre. L'endroit est plein de poussière, des flaques d'eau jonche le sol (l'eau servant seulement a réduire
l'effet de la poussière pendant qu'il attaque la roche). Tout est fait à la main ici les chariots sont poussés manuellement bien qu'il fasse environ 1 tonne, les roches sont cassées en petit
morceau par des marteaux, on achemine vers le haut des sacs entiers de pierre par des système de poulies… Bref travailler ici semble un vrai enfer, et aux premiers coup d'œil on se rend compte
que l'âge légal n'est sans doute pas toujours respecté. Un jeune mineur travaille pour environ 60 bolivianos pour 8h00 de travail soit environ 10€. Mais ici a Potosi c'est un honneur et une
fierté de travail dans ces exploitations, et par conséquent malgré la difficulté physique et morale du travail ceux -ci travail pourtant toujours avec le sourire (pauvre de nous qui faisons la
gueule derrière notre bureau climatisé…). Après avoir rencontré nombre de ces mineurs et avoir vu leurs conditions de travail c'est l'heure de rendre visite à Tata Kaj'chu le dieu des mineurs.
C'est en fait une sorte de diable rouge décoré pour à qui l'on allume une cigarette. Celui-ci est censé porter protection aux mineurs c'est pourquoi l'on trouve de nombreuse offrande qui sont
feuilles de coca et cigarettes. Avant de sortir, nous retournons un peu plus profond dans la mine, il est 12h00, c'est l'heure des explosions. Les bâtons de dynamites sont prêts et explose un à
un avec un souffle incroyable qui se propage dans les différents tunnels, une expérience vraiment spécial et difficile à décrire. La visite aura vraiment été intéressante, en sortant les yeux ont
du mal se faire à la lumière et il est maintenant temps de reprendre nos habits de touristes en échange de ceux de mineurs l'histoire d'une longue matinée.
Uyuni
Le 11/12/08
Il est 10h30, l'heure du départ pour 4jours dans les différents désert d'Uyuni. Franco notre chauffeur a tout préparer concernant la voiture (gestion de l'essence, de l'eau, bouteille de gaz et
la roue de secours) nos quatre sacs son à bord ainsi que ceux des autres touristes complétant la voiture. Première mauvaise nouvelle nous ne serons pas que six comme prévu mais 13 puisqu'il y
aura deux voitures. L'autre groupe est composé de neuf allemands entre 20 et 23 ans, qui sont ici pour un projet humanitaire en Bolivie en remplacement du service militaire. Tout le monde est en
voiture pour se retrouver au cimetière de trains.
Endroit pas vraiment exceptionnel, mais il est amusant de voir toutes ces vieilles locomotives rouillées dans un même endroit. Quelques minutes plus tard Franco nous rappel le flot de 4x4 se
rapproche, il est donc temps pour nous de fuir le lieu et de retourner en ville chercher Dona, la personne la plus importante du voyage puisque c'est notre cuisinière pour les quatre jours. Une
fois tout le monde dans la voiture, nous pouvons prendre la direction des portes du désert où se trouve juste à la limite la ville de Colchani. C'est ici qu'est traité tout le sel récolté du
désert, mais en réalité cela fait très peu puisque aucun grain de sel ne pars à l'exportation, le sel récolté ici ne sera consommé seulement que dans la partie sud de la Bolivie. Pas grand-chose
à faire dans ce village, il n'y a que des boutiques à "Toutou" (touristes) avec différent bibelots fait en sel. Nous entrons dès lors sans le Salar d'Uyuni, le plus grand du monde avec une
superficie supérieur à 12000 km² à environ 3650 m d'altitude. Impossible de sortir de la voiture sans lunette de soleil, la surface est blanche et réfléchi tous les rayons du soleil qui
surplombent la zone. Une photo extraordinaire aurait dut être prise a ce moment là, entre les tas de sel au milieu de nulle part un vélo est présent. Bien entendu ce vélo n'est pas seul et ce
sera cette personne légèrement énervé par la colère qui me détournera de mon chemin et la photo sera pour le coup pas de qualité. A cet endroit environ 15000 tonnes de sel par an sont extraits.
Nous partons alors de ce lieu pour notre premier hôtel de sel, un endroit vraiment fantastique, les murs de maisons sont en sel, au sol des cristaux de sel forme une sorte de moquette, les tables
et les chaises ainsi que du mobilier sont sculpté en sel. Bref il y a des igloos fait de glace et des maisons en sel. Maintenant c'est au tour de Dona de nous épater avec ses talents de
cuisinières, et je dois dire que ce sera assez réussi, voilà une chose rassurante on mangera bien pendant 4 jours.
Ensuite viendra une longue traversée du Salar en direction du volcan Tunupa, où nous logerons ce soir avant de le grimper le lendemain matin. La musique bolivienne bat son plein dans la voiture
et Dona nous chante des petits airs en remuant sa tête ce qui nous fera énormément rire. A notre arrivé nous attendons tous le moment phare du coucher de soleil qui se rapproche, les couleurs
seront magnifique et très sincèrement à regarder cela on se croirait sur une autre planète. Une fois le soleil disparu la température chute littéralement alors que nous étions en T-shirt, nous
voilà en train d'enfiler pull et polaire. La nuit sera très courte pour deux raisons la première sera l'heure du réveil à 4h30 et ensuite ici l'électricité est un groupe électrogène rien d'autre
et celui sera coupé à 22h00.
Le 12/12/08
Debout là-dedans, il est 4h00, un petit déjeuner pour commencer l'ascension du Tunupa (5432m). Avant de partir, puisque notre chauffeur/guide avec son embonpoint ne nous accompagnera pas au
sommet (après tout hier Vincent lui a donné des médicaments pour sa goutte qui s'est réveillée), nous raconte la légende entourant ce volcan. Atahualpa, un chef inca aurait enfermé la poitrine
d'une femme appelé Tunupa dans le volcan et que le lait jaillissant de cette femme aurait formé le salar. L'ascension commence tranquillement, mais tous les autres sont déjà parti avant nous,
certains ont même fait une partie en 4x4. Mais notre rythme de marché élevé nous permet à tous les 4 de les rejoindre et doublé assez rapidement. Tout le monde porte gant et bonnet car avant
l'apparition du soleil ici les températures sont très basses, et moi je me les cailles car je suis équipé comme un touriste juste avec un petit sweat. Heureusement pour moi le soleil fait très
vite son apparition et réchauffe rapidement l'atmosphère. Après 3h30 d'ascension à une vitesse folle Hakim et moi arriveront les premiers au sommet, suivi par un Norvégien.
Au final nous serons les seuls a atteindre le sommet, la vue est exceptionnel. On se croirait sur une île au milieu d'une mer blanche. Là haut j'aurais une énorme pensé à vous tous (voir la
vidéo)
Pas le temps de se reposer, nous remontons en voiture en
direction de l'île Incahuasi. Encore une chose étrange de la nature, alors que tout est désertique un petit bout de terre est aumilieu avec de nombreux cactus, de quoi faire de belles photos une
fois de plus. La pause est courte mais suffisante, avant de nous diriger vers notre hôtel de sel pur la nuit. Finalement l'endroit est complet et nous décidons plutôt que de dormir dans ce lieu de
nous réfugier à l'abri des autres touristes dans un hotel rustique, mais où l'on passera au final l'une de nos meilleurs soirée, tous les quatre à jouer à la belote (y'avait longtemps!!!).
Le 13/12/08
Nous sortons du Salar aujourd'hui et notre première halte se fera sur une petite montagne où des sortes de troglodytes sont présentes. Une tribu vivait ici il y a de cela plusieurs milliers d'années quand le lac ne s'était pas encore asséché. A voir la taille des entrées des différentes cases on se rend facilement compte qu'à cette époque le plus grand devait faire 1m20 (même moi je suis trop grand!!!). La suite nous emmènera voir le volcan Ollagüe (5865m), un volcan actif où l'on pourra apercevoir de loin la fumée s'échappant du cratère. Puis viens l'Arbol de Piedra (l'arbre de pierre) au milieu du désert Siloli. La forme de cette pierre fait vraiment pensé à un arbre, et voir cette pierre au milieu de nulle part laisse aussi très perplexe. Il y a tant de merveilles inexplicable sur notre planète… Nous atteindrons au final notre campement pour la nuit, au bord de la laguna Colorada. Un lac d'une couleur rouge incroyable, donné par les différentes algues et planctons présent, habité par de nombreux flamands roses. Voilà encore un cadre idéale pour y passer la nuit.
Le 14/12/08
Aujourd'hui un longue journée nous attend, si la matinée reste
sur de superbes visions avec tout d'abord les geyser de Manana (4850m) où l'on pourra sentir de bon la bonne odeur d'œuf pourri sorti des geysers. Ensuite pour les plus courageux il y aura la
baignade dans une source d'eau chaude, ce ne sera pas le froid qu'y m'y fera renoncé mais le troupeau de touriste ne s'y baignant pas et restant là planter à regarder les quelques baigneurs. J'ai
vraiment de plus en plus de mal a comprendre l'espèce humaine il me semble… Notre dernier point de chute sera la laguna verde, après une lagune toute rouge une autre se rapprochant efectivement
du vert. Juste en face se reflétant parfaitement dans l'eau qui quand a elle ne gèle pas avnt -70°c, si ca encore ce n'est pas étrange. Cela est du a sa composition (sulfate, arsenic et carbnate
de calcium) mais là je passe la main aux différents chimistes de ma connaissance. C'est ici que se séparera la route avec Maud et Vincent qui prendront de ce point la route vers le Chili, quand à
nous autre ce sera une longue remontée jusqu'à Uyuni avec environ 4 heures de pistes secoués dans tous les sens, une vrai pub pour Orangina.
Tupiza
Le 16/12/08
Réveil tardif, afin de récupérer de ces derniers jours au Salar. Mais cela ne nous empêchera pas de prendre la direction du Canyon. Nous sommes réellement dans un décor de western dans ces lieux, le changement est radical avec Uyuni. Pour ceux qui connaisse c'est à environ 50km qu'ont été tué Butch Cassidy et le Kid à Huaca Huanusca. Nous traversons la porte du diable, la vallée de los Machos appelé encore la vallée des pénis. En effet, il est difficile de se tromper, les rochers ont vraiment cette forme là. Nous nous lancerons dans le canyon en espérant trouver une sortie plus loin, mais la randonnée se termine plus avec de l'escalade de plus en plus dangereuse, et le fait que de nouveau le ciel soit menaçant, nous rebrousserons chemin pour ne pas prendre de risque. Une fois la pluie lancé dans ce genre de lieu, l'eau monte rapidement et peut provoquer de véritable torrent dont il est impossible d'échapper. Le temps restera finalement au sec ce qui permettra de profiter d'une petite collation sur la place principale de Tupiza.