Partager l'article ! Le lac Titicaca merveille du monde: Le 22/11/08 Départ pour Puno, dernière étape au Pérou avant le passage en Boli ...
Le 22/11/08
Départ pour Puno, dernière étape au Pérou avant le passage en Bolivie. Je suis donc reparti pour 7h00 de bus supplémentaire. Un voyage tranquille et fortement confortable. Une fois sur place, je me dirige directement à l'hôtel désiré sans personne pour vous indiquer un hôtel en vous tirant le bras, il y avait longtemps que cela n'était pas arrivé et fait énormément de bien. Petit tour en ville, le centre est tout petit, sur la grande place, il y a plein de petit stand d'artisanat des insulaires. La soirée se finira tranquillement dans un bar pour se renseigner sur les différents moyens de se rendre sur les trois îles qui sont Uros, Amantani et Taquile.
Le 23/11/08
Direction le port de bon matin, mais à peine arrivé sur le quai, un rabatteur
arrive en courant vers moi, pour prendre son bateau en direction d'Amantani. Ca tombe bien c'est ma direction, petite négociation sur les tarifs pas évidentes mais le voyage pour les trois iles
sur deux jours est fixé à 30 soles. Nous nous dirigeons sur le bateau, déjà plein de hollandais et voilà que mon rabatteur commence son show pour m'expliquer que si je le désire je peux loger
dans une famille, les repas pris en compte pendant deux jours, plus l'aide d'un guide. Me voilà embarquer sur un tour operator, mais après tout pour une fois je n'ai pas envi de me prendre la
tête sur deux jours, je pense supporter de vivre en troupeau. L'affaire est conclu après d'âpre négociations, en lui montrant que je ne suis nullement intéressé mais arrivé à 60 soles pour les
deux jours et finis par faire un "wakatépé baboun". Le groupe est énorme sur le bateau mais au final il y aura deux groupes, moi je serais avec des italiens, un péruvien, un japonais et deux
françaises soit un groupe de 12 personnes. Première étape les îles flottantes d'Uros, où à la fois je serais content d'avoir choisi ce tour pour les différentes explications données par le guide
mais à la fois déjà sur les nerfs à voir qu'en étant dans ce genre de tour, les péruviens nous voient comme des porte-monnaie voyageur. Fini le moment où le maté de coca est offert généreusement
et de bon cœur, même le petit tour en bateau traditionnel est payant que je prendrais tout de même de peur d'être frustré par la suite. Ce n'est pas encore fini une fois sur la barque, voilà que
la petite fille chante des chants en Quechua, avant de faire une quête. A ce rythme là le prix va finir par doubler, cela fait seulement 3 heures, que je suis parti et encore 11 soles de parti.
Certes ce n'est pas énorme mais peu habitué à ce genre de forme de tourisme, je n'est pas l'impression d'y être à ma place. Bref les îles sont magnifiques et font passés la pilule. Ces îles
flottantes avec ces bateaux magnifiques faits de "totora", les costumes plein de couleurs.
Mais il est maintenant temps de nous diriger vers l'île d'Amantani qui elle
n'est pas une île flottante. Là on nous dispache dans les différentes familles on se croirait en colonie de vacances lorsque l'on attribue les chambres. Je me retrouverais avec Jorge un péruvien
et Samo un japonais chez Valentina. Nous la suivons jusqu'à chez elle dans une maison là aussi traditionnelle même si l'on sent que tout a été fait au maximum pour que le touriste se sente un peu
chez lui. Valentina nous prépare le déjeuner à base de soupe, riz et légumes avant de partir faire un tour sur l'île pour y admirer le panorama lors du couché de soleil. La soirée sera assez
amusante puisque un petit bal avec des musiciens nous attendent pour quelques pas de danse. Ainsi je tournerai avec la fille de Valentina qui aura revêtu son costume traditionnel alors que moi,
j’aurai enfilé un poncho.
Le 24/11/08
Le lendemain matin après le petit déjeuner préparé par Valentina, cette dernière nous raccompagne au port
pour prendre la direction de Taquile. L'île classé au patrimoine naturel de l'Unesco est superbe et parfaite pour de jolies photos du Lac Titicaca, qui dois-je le rappeler est le lac le plus haut
du monde. Le guide nous explique les us et coutumes des habitants de l'île.
Chose amusante, chaque personne est classifiée par son bonnet ou chapeau tricoté
par lui-même. Même les hommes savent tricotés dès l'âge de 6 ans et les voir se balader avec leur tricot autour du cou. Ainsi, on peut savoir si un tel est célibataire ou marié, si c'est le chef
du village etc.… Les métiers du tissage et du tricot sont les principales ressources de l'île qui ne vie malheureusement que du tourisme et des patates du jardin et de la pêche. D'ailleurs je
vous recommande les truites du lac qui sont exceptionnellement bonnes. Nous traverserons l'île avant de reprendre le bateau en direction de Puno. De retour je prépare mon départ pour le
lendemain, pour la Bolivie et me retrouvé de l'autre côté du lac à Copacabana (pas la plage qui se trouve au Brésil!!!). Mais après avoir sympathisé avec les deux française Christelle et Maïté
pendant le voyage, nous nous retrouvons autour de quelques verres de Pisco pour conclure ce petit périple sur le lac Titicaca.
Le 25/11/08
Ce matin départ pour le terminal de bus en vélo-taxi avec Emilio, qui semble de
bonne humeur puisqu’il n’a de cesse de chanter. C'est la fin du périple au Pérou, le temps de faire un petit bilan, qui restera extrêmement positif, pendant le trajet en bus jusqu'à la frontière.
Un pays accueillant, chaleureux, avec de nombreuses choses différentes à faire ou à voir. Je ne retiendrais que des bons souvenirs de ce pays même si le tourisme de masse reste le point négatif.
Après deux heures de bus me voilà déjà à la frontière, et en seulement l'espace de 10 minutes me voilà avec un visa pour la Bolivie. Lorsque je m'aperçois que le tampon m'indique seulement 30
jours de validité alors qu'au Pérou et Equateur, il était de 90. Soi-disant après renseignements que cela est normal mais qu'une prolongation de 60 jours peut s'effectuer sur La Paz. De toute
façon pas trop le choix car c'est la même pour tout le monde et il semble n'y avoir qu'un tampon de disponible sur le bureau du douanier. Je ferais donc le point plus tard à La Paz pour savoir
combien de temps je resterais dans ce pays et alors faire peut être une demande de prolongation. Encore quelques minutes de bus pour ajuster le nouvel horaire à ma montre, puisque je n'ai plus
que 5h00 de décalage horaire avec la France au lieu des 6h00 du Pérou et me voilà à Copacabana. La ville semble charmante et toute petite, prévenu qu'il n'y aurait pas de distributeur je me
charge des dernières formalités à savoir obtenir des Bolivianos, la monnaie locale. Ensuite direction le marché où je dégusterais dans un petit stand une nouvelle truite excellente cuisiner juste
devant moi. L'après-midi me permettra de visiter la petite et charmante église franciscane et me renseigner sur les possibilités pour rejoindre l'isla del sol ou/et l'isla de la Luna.
Aux premiers abords les tarifs ont l'air beaucoup plus bas puisque je paie la même somme qu’au Pérou mais avec des Bolivianos qui ont un rapport de 1/2,5 comparé a la sole Péruvienne. Malheureusement nous sommes mardi et pas grand-chose à faire par conséquent dans la soirée.
Le 26/11/08
8h30, c'est l'heure de prendre le bateau, sur le port où je rencontre Elsa, une française qui voyage toute seule pendant quelques temps sur le sud du Pérou. Le bateau prend le départ direction le nord de l'île dans un petit village du nom de Cha'llapampa environ deux heures pour s'y rendre. Une fois à quai sur l'île direction le "boleto turistico" pour la partie sud de l'île et le petit musée du village. Un guide nous explique la position géographique de l'Isla del Sol, et laisse admirer les différents objets trouvées de la fameuse cité engloutie non loin de l'île découverte il y a seulement 15 ans (une sorte d'Atlantis bolivien). Ensuite il suffit de traverser la plage, où l'eau est d'un transparent fabuleux puisque l'on peut y voir le fond, et de suivre le chemin de Chincana. Première halte pour la Piedra Sagrada (la pierre sacrée) dont plusieurs théories ont été élaborées, la plus touristique étant que c'était ici qu'avait lieu les exécutions publiques et d'autres de cérémonies dédiées à la lune ou au soleil. La dernière paraissant plus plausible pour ma part puisque les Incas avaient une connaissance incroyable sur l'astronomie, ce qui m'aura certainement le plus fasciné dans toutes les visites de ruines. Le chemin continu jusqu'à la Mesa Ceremonica (la table des cérémonies) ici avait lieu les sacrifices d'humains et d'animaux. Le dernier étant toujours pratiqué par les 2500 habitants de l'île tous les 21 juin, en sacrifiant un lama dont on enterre non loin de la table les entrailles.
Derrière la table un rocher, nommé le Titi Khar'ka (rocher du puma, en Quechua) qui aura donc donné son nom au lac en espagnol, le "Titicaca". Alors on peut y voir une tête de puma sur ce rocher, personnellement j'ai toujours été nul pour découvrir les formes dans les nuages et mon imagination ne permettra pas d'observer cela… je vous laisse et vous ???
Continuant le sentier, la ruine de Chincana avec une vue impressionnante sur le lac. Selon la tradition ici serait apparu pour la première fois Manco Capac, le fondateur de l'Empire Inca. Ensuite 3 heures de marche en compagnie d'Elsa au milieu de paysage magnifiques pour rejoindre le sud de l'île avec sur le trajet ces deux péages pour piétons puisqu'il n'y a pas de voiture sur l'île. Fin du trajet dans le village de Yumani et les escaliers de l'Inca. Mais c'est déjà l'heure de repartir et le bateau me ramène à Copacabana à déguster une autre truite sur le port.
Le 27/11/08
Direction les minibus, pour un trajet qui me mènera de Copacabana à La Paz. Au bout d'une heure de route sinueuse, avec une octogénaire bolivienne qui n'aura de cesse d'essayer de m'éjecter de mon siège avec ses grosses fesses, nous arrivons au détroit de Tiquina.
Tout le monde descend du bus pour prendre un petit bateau qui nous emmènera de l'autre côté de la rive, pendant que mon bagage voyage seul sur une autre barque sur le toit du van. Je n'ai de cesse de regarder l'autre barque en priant que mon sac ne soit pas dévalisé. Une erreur stratégique qui aurait pu me coûter cher mais tout est encore là au retour du minibus. Encore deux heures de routes avant d'arriver dans les bouchons de La Paz. La ville perchée à plus de 3660 mètres (elle marche bien ma montre!!!), et moins pollué que je ne le pensais même si ce n'est pas un air très pur. Prise de position en plein centre ville, seulement un block me sépare du palais présidentiel du fameux Evo Moralez. Celui-ci est considéré comme un dieu ici, sur le chemin il y a eut de nombreuses inscriptions peintes sur les murs des maisons à sa gloire. Petit tour des environs pour s'apercevoir qu'encore une manifestation anti-américaine a lieu et en profite pour y donner un autographe sur leur pétition. De retour a l'hôtel, petit tour dans la cuisine où il y avait bien longtemps que je n'avais pas vu une gazinière à la place du feu de bois. Quand on sait que chez nous les gazinières sont pratiquement toutes remplacées par les plaques chauffantes on se rend compte qu'il y a vraiment un énorme décalage avec les provinces boliviennes ou péruviennes. Mon escapade au lac Titicaca est finie, et vraiment le lieu mérite sa place dans les sept nouvelles merveilles du monde à mon avis, en tout cas laissera là encore pour moi de superbes souvenirs. Quand à vous, la galerie photo du lac Titicaca est maintenant ouverte.